top of page
IMG_8690.JPG

Diable! mon poème!

Comprends-moi : je ne suis pas un homme ordinaire. J’ai ma folie, je vis dans une autre dimension, et je n’ai pas de temps à perdre avec les hommes sans âme ❞ Charles Bukowski



En traçant une ligne, je pose une frontière.

, où se touche le présent que je regarde, le passé dont je me souviens et le futur que j’imagine. Le temps n’existe pas et l’espace est constamment bombardé par des lignes de fuites.


Dans les profondeurs noires du ciel, les anges lapident les démons à coups d’étoiles filantes. Je ne peux voir ni les anges, ni les démons, ni même le ciel. Seule la pluie d’étoiles, surgissant d’un néant pour en atteindre un autre, me fait entrevoir le spectacle invisible.

 

Comment reprendre mon corps au milieu de cette invasion de phantasmes?

Seule l’écriture a le pouvoir de démêler mes propres leurres. J’ai cru qu’en l’écrivant, je ranimerais ma conscience charnelle et que je pourrais provoquer une réincarnation. Mais en intensifiant la présence de mon sujet, l’écriture ne fait qu’installer son absence encore plus confortablement.

 

Le corps est une énigme encore plus étonnante que l’âme ! Et mon sujet n’a ni corps, ni âme. Il est insaisissable.


Qui a jamais vu la fumée s’élever d’un corps consumé par le désir ?

 

J’écris une absence avérée et définitive, celle d’Iblis errant sur terre sans avoir jamais quitté l’Enfer.

 

On dit qu’il enfante par la bouche, que son souffle est encore plus chaud que celui de la Géhenne, plus froid que le blizzard des déserts blancs. On dit qu’il est silencieux car de sa bouche sort un gémissement qui effraie sa propre voix. On dit qu’il est si laid, que seule la beauté peut faire son malheur. On dit enfin que ce qu’il désire, il l’ignore puisqu’à lui seul, Dieu révéla son destin.

 

Sous sa bougie qui ne cesse de répandre une fumée crasse aveuglant le monde, il jeta son livre dans cet enfer qui l’attend. Cette voix, qui jadis osa tenir tête à celle de Dieu, s’est éteinte à jamais dans la langue des hommes. Ma pensée mortelle ne peut concevoir l’étrange métamorphose.

 

Mais qu’est-ce que la ruine ?

 

Un monde soudain défusionné, fragmenté, explosé, expulsé dans la lumière. Projetée au grand jour, l’œuvre explose en autant d’éclats involontaires. Brisures, débris, phrases, ratures, séquences de chants ou morceaux de silence.

 

Tragique théâtre en mer où se dépose, vague après vague, marée après marée, aube après aube, siècle après siècle, les restes de l’unique naufrage de la nuit dans la lumière.

 

Chaos d’images. Pas de récit. Peu de dialogues. Un poème...


Photographie@al  - Sourate LXVII  - Le Coran
Photographie@al - Sourate LXVII - Le Coran

....

Posts récents

Voir tout

Commentaires


© 2024 by assialand-ovairedose. Powered and secured by Wix

  • Instagram
  • Facebook
bottom of page